Peu à peu, le commerce du vin changea de nature. La vente ne se fit plus en fût mais en bouteille, cachetée, étiquetée, labellisée. Les gens viennent acheter à la cave ou en caveau. L’encépagement (gamay et pinot, noir pour le rouge, chardonnay pour le blanc), la densité des ceps à l’hectare, le rendement de vendange, la date de maturité et quelques autres critères forment un cahiers des charges appliqué par tous les viticulteurs de métier.
De nos jours les vignerons s’appliquent à moderniser leurs exploitations dans le respect de la tradition et de la qualité pour produire des Côtes d’Auvergne de Châteaugay.
Ici sur un sous-sol calcaire recouvert de cendres volcaniques se cultivent principalement le Gamay vinifié pour une majeure partie en rouge mais aussi en rosé ; ainsi que le Chardonnay pour le rouge et un tout petit peu de Pinot, le tout sur des vignes plantées pour la plupart à 1.20 m * 0.90 et vendangées à la main. Le Châteaugay rouge est de couleur rubis foncé, il développe des arômes épicés et fruités, il est fin et équilibré en bouche. Il a une certaine aptitude à la garde (3 à 5 ans) et doit se boire frais (15°).
Le Châteaugay gris (que l’on appelle ici rosé) développe des arômes d’agrumes, il a un goût frais et fruité et doit ce boire très frais (8°).
Le Châteaugay blanc a des arômes fruités, il est long en bouche, très aromatique, élégant ; il peut se conserver longtemps (10 ans) et se boit très frais.
Dès 1929 les vignerons obtiennent l’appellation « Côteaux de Châteaugay » puis Côtes d’Auvergne Châteaugay afin de bien faire ressortir la spécificité de ce « grand cru d’ Auvergne ».

